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Comprendre les mécanisme des violences

Les violences dans le couple ne commencent pas toujours de façon brutale.
Elles s’installent progressivement, souvent de manière difficile à repérer.

On parle d’un cycle des violences : un enchaînement de phases qui se répètent et enferment peu à peu la victime.

  1. Climat de tension : l’emprise s’installe progressivement.
  • L’agresseur exerce des pressions psychologiques (critiques, jalousie, contrôle, isolement…)
  • Il cherche à prendre le contrôle de la relation
    La victime tente d’apaiser la situation, “marche sur des œufs”
    Elle fait attention à ses paroles et à ses comportements pour éviter les conflits

 

  1. Phase d’explosion : la violence se manifeste.
  • L’agresseur passe à l’acte : violences psychologiques, physiques, sexuelles…
  • Il impose un rapport de domination
    La victime peut être sidérée, ne pas comprendre ce qui se passe
    Elle peut ressentir : peur, détresse, honte, injustice

 

  1. Phase de justification : la responsabilité est déplacée.
  • L’agresseur cherche à justifier ou minimiser ses actes
  • Il peut rejeter la faute sur la victime ou sur des éléments extérieurs
    La victime peut finir par se sentir responsable de la situation

 

  1. Lune de miel : un apaisement trompeur.
  • L’agresseur promet de changer, s’excuse
  • Il peut redevenir attentionné (cadeaux, gestes affectueux…)
  • Il peut aussi utiliser la pression émotionnelle (ex : menace de suicide)
    La victime accepte souvent de lui laisser une chance
    Elle peut modifier ses comportements en pensant éviter de nouvelles violences

Les violences dans le couple ne commencent pas toujours de façon brutale.
Elles s’installent progressivement, souvent de manière difficile à repérer.

On parle d’un cycle des violences : un enchaînement de phases qui se répètent et enferment peu à peu la victime.

  1. Climat de tension : l’emprise s’installe progressivement.
  • L’agresseur exerce des pressions psychologiques (critiques, jalousie, contrôle, isolement…)
  • Il cherche à prendre le contrôle de la relation
    La victime tente d’apaiser la situation, “marche sur des œufs”
    Elle fait attention à ses paroles et à ses comportements pour éviter les conflits

 

  1. Phase d’explosion : la violence se manifeste.
  • L’agresseur passe à l’acte : violences psychologiques, physiques, sexuelles…
  • Il impose un rapport de domination
    La victime peut être sidérée, ne pas comprendre ce qui se passe
    Elle peut ressentir : peur, détresse, honte, injustice

 

  1. Phase de justification : la responsabilité est déplacée.
  • L’agresseur cherche à justifier ou minimiser ses actes
  • Il peut rejeter la faute sur la victime ou sur des éléments extérieurs
    La victime peut finir par se sentir responsable de la situation

 

  1. Lune de miel : un apaisement trompeur.
  • L’agresseur promet de changer, s’excuse
  • Il peut redevenir attentionné (cadeaux, gestes affectueux…)
  • Il peut aussi utiliser la pression émotionnelle (ex : menace de suicide)
    La victime accepte souvent de lui laisser une chance
    Elle peut modifier ses comportements en pensant éviter de nouvelles violences

Les violences dans le couple ne sont pas uniquement physiques. Elles peuvent être multiples et parfois difficiles à identifier.

  • Violences physiques : coups, gifles, étranglement, brûlures
  • Violences psychologiques : menaces (ex : suicide si vous partez, menaces sur les enfants), contrôle, surveillance, isolement, pression constante, manipulations (ex : cacher des objets, faire douter de votre mémoire ou vous faire croire que vous “perdez la tête”)

➡️ Elles peuvent entraîner : fatigue, anxiété, perte de confiance, état dépressif

  • Violences verbales : insultes, humiliations, dévalorisation, critiques constantes, moqueries, y compris en public

➡️ Avec le temps, cela peut vous faire douter de vous-même

  • Violences sexuelles : relations imposées, gestes ou actes sexuels sans consentement.

➡️ Même dans le couple, c’est interdit. Il s’agit de violences, même si cela n’est pas toujours identifié comme tel

  • Violences administratives : contrôle du courrier, confiscation de documents (carte d’identité, papiers bancaires…) ne pas recevoir de courrier à votre nom.
  • Violences financières : contrôle de l’argent, accès limité ou interdit à un compte personnel, impossibilité de gérer ses dépenses ou d’épargner.
  • Utilise le violentomètre pour te situer, il t’aidera à savoir si tu es dans une relation saine ou si tu dois faire attention.
  • Tu peux consulter l’application Mauve pour avoir des astuces et informations sur les violences : https://mauveapp.fr

Il n’existe pas de « profil de victime » ou « victime idéale », nous pouvons tous·tes être touché.e.s qu’importe l’âge, la profession, la situation socio-économique, l’origine ethnique, la religion.

En revanche il existe des facteurs qui peuvent prédisposer la personne à subir des violences : les personnes isolées, en situation de précarité et/ou dépendante économiquement de leur partenaire, les personnes ayant subies des antécédents de violences physiques et/ou sexuelles (en particulier durant l’enfance), les femmes enceintes (des études montrent un début ou aggravation des violences durant cette période).

Les professionnels de santé, sont des interlocuteurs privilégiés. Ce sont des personnes que vous connaissez, avec qui vous êtes sans doute à l’aise, en qui vous pouvez avoir confiance, vos discussions sont confidentielles et ils peuvent vous orienter vers d’autres personnes ressources en fonction de vos besoins.

Les conséquences sur la santé des victimes sont réelles et il a été montré que plus les victimes sont repérées précocement et plus on arrive à réduire l’impact sur leur santé (physique et psychique).

Malgré les violences, il est important de garder confiance en vous et en vos capacités d’agir en faveur de votre santé. Vous pouvez vous aider en discutant de vos douleurs et/ou problèmes de santé avec n’importe quel professionnel (médecins, dentistes, kinésithérapeutes, infirmier.e.s, psychomotricien.ne.s, pharmacien.ne.s, etc.).

Vous vous posez des questions sur votre relation ou celle d’un proche ?
Ce quiz peut vous aider à mieux comprendre certaines situations et à faire le point.

Faire le quiz

 

Ouvrir la discussion, simplement

  • Parlez avec bienveillance, sans juger
  • Posez des questions simples :
    • « Comment ça se passe à la maison ? »
    • « J’ai l’impression que ça ne va pas toujours, je me trompe ? »
    • « Tu veux en parler ? »

Si vous êtes à l’aise, vous pouvez aussi poser la question des violences

Choisir le bon moment

  • Privilégiez un moment calme et sécurisant
  • Évitez d’en parler si le partenaire est présent
  • Restez attentif lors de moments partagés (repas, soirées…)

 Soyez vigilant si la personne doit repartir avec un partenaire alcoolisé ou sous l’emprise de substances

Proposer de l’aide concrète

Si la personne souhaite parler :

  • Proposez un hébergement
  • Aidez à rassembler ou conserver les documents importants
  • Accompagnez-la dans ses démarches (consultation, dépôt de plainte…)

Respecter le rythme de la personne

Si elle ne souhaite pas en parler :

  • Ne forcez pas la discussion
  • Restez présent(e), disponible et à l’écoute
  • Maintenez le lien (l’isolement fait partie du mécanisme des violences)

Vous pouvez lui proposer :

Lien ressources

Être particulièrement vigilant à certains moments

Les violences peuvent s’intensifier :

  • lors d’une séparation
  • pendant une grossesse 

Comprendre les réactions

Même si certaines réactions vous semblent incompréhensibles :

  • L’emprise est un mécanisme puissant
  • Des mécanismes de survie peuvent brouiller la perception de la réalité

La personne peut ne pas identifier immédiatement la violence

Vous pouvez aussi demander conseil

En tant que proche, vous pouvez appeler le 3919 pour être écouté(e) et conseillé(e)

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